Conduire de nuit à Bali : conseils de sécurité pour les conducteurs de scooter
Conduire de nuit, au coucher du soleil ou à la tombée du jour demande toujours plus d’attention, peu importe l’endroit. Mais à Bali, il y a quelques particularités supplémentaires qu’il vaut mieux garder en tête.
Conduire au coucher du soleil
Le principal danger à ce moment-là, c’est le soleil lui-même. Faites attention à sa position. Si le soleil est dans votre dos, gardez à l’esprit que les conducteurs arrivant en face roulent probablement presque à l’aveugle, avec la lumière en plein dans les yeux. Évitez les manœuvres brusques et les virages qui exigent une réaction rapide de leur part. Assurez-vous qu’ils vous voient bien.
Si, au contraire, c’est vous que le soleil éblouit, n’oubliez pas que les conducteurs derrière vous subissent le même problème. Ils peuvent ne pas remarquer vos changements de trajectoire ou vos clignotants. Essayez de changer moins souvent de ligne et restez prévisible. Il peut aussi être utile d’accompagner vos clignotants d’un geste de la main.
Le crépuscule est le moment où la vision humaine fonctionne le moins bien. C’est aussi à cette heure-là que les accidents augmentent le plus souvent. Quand la lumière baisse, il devient plus difficile d’évaluer les distances, alors gardez plus d’espace que d’habitude. Réduisez votre vitesse : les piétons, les chiens et les autres obstacles sont beaucoup plus difficiles à repérer. Ils peuvent surgir comme de nulle part. C’est simplement lié à la façon dont nos yeux fonctionnent : les cônes travaillent surtout le jour, les bâtonnets prennent le relais la nuit, et au crépuscule le système visuel traverse une phase intermédiaire assez confuse.
Conduire de nuit
Réduisez votre vitesse par rapport à votre rythme habituel de jour. La visibilité est moins bonne et les imprévus sont plus nombreux.
Assurez-vous que le phare et les feux de position du scooter sont allumés et fonctionnent, à l’avant comme à l’arrière. N’oubliez pas qu’un scooter a des feux de croisement et des feux de route. En temps normal, utilisez les feux de croisement. Les feux de route sont utiles sur les portions mal éclairées. Essayez simplement de ne pas éblouir les véhicules qui arrivent en face.
Voici une astuce simple contre les phares trop puissants venant d’en face : ne les regardez pas directement. Décalez légèrement votre regard vers le bord de votre route, environ 20 mètres devant vous. Cela vous aidera à éviter l’éblouissement. Pas d’inquiétude : votre vision périphérique vous permettra toujours de suivre ce qui se passe sur la chaussée.
Si vous remarquez au loin un conducteur qui semble avoir oublié d’enlever ses feux de route, faites-lui un bref appel de phare. Il y a de bonnes chances qu’il comprenne et corrige cela.
L’un des dangers les plus fréquents la nuit à Bali, ce sont les chiens locaux. Ils sont nombreux et adorent s’allonger sur l’asphalte encore chaud après la tombée de la nuit. Avec leur couleur, il n’est pas toujours facile de les repérer. En plus, ils ont tendance à traverser brusquement, sans prévenir. Encore une bonne raison de rouler moins vite.
Mauvais éclairage et chaussée abîmée forment un duo très désagréable. Les nids-de-poule sont fréquents à Bali. La règle est donc simple : ne roulez jamais plus vite que ce que votre visibilité réelle vous permet. Si vous repérez un trou trop tard et qu’il est déjà impossible de l’éviter, ne paniquez pas. Si possible, transférez votre poids sur les jambes, relâchez vos bras sur le guidon, ne freinez pas dans le trou lui-même, et relâchez les freins juste avant de le toucher. Passer dans un nid-de-poule ne signifie pas automatiquement une chute. Le plus souvent, vous sentirez juste le choc et continuerez votre route. Mais arrêtez-vous ensuite pour vérifier l’état de vos jantes et de vos roues.
Si vous savez que vous allez rouler de nuit, vérifiez si la visière de votre casque est poussiéreuse. Nettoyez-la et essuyez-la bien : la nuit, la saleté et les traces gênent beaucoup plus qu’en journée.
Une route vide ne signifie pas une route sans danger. Ne traversez pas un carrefour désert à pleine vitesse. Un véhicule peut toujours surgir d’une route secondaire. Après tout, cette route peut aussi lui sembler vide.
Gardez à l’esprit que certains conducteurs roulent sans phare et peuvent même dépasser en utilisant votre voie.
Les scooters dont le feu stop ne fonctionne pas représentent aussi un risque. Il n’y en a pas énormément, mais garder ses distances reste toujours la meilleure décision.
Les zones touristiques ont leur propre problème : les touristes imprudents et alcoolisés, dont beaucoup viennent tout juste de commencer à conduire un scooter. Gardez vos distances et redoublez d’attention dans ces quartiers. Si vous passez devant des bars ou des entrées de clubs, méfiez-vous des piétons ivres. Leurs réactions sont impossibles à prévoir. La solution la plus sûre est simple : ralentissez autant que possible.














